Pendant que tu dormais, Claude Code a reçu plus de 40 mises à jour. Le changelog défile si vite qu'il est facile de passer à côté de l'essentiel. Parmi toutes ces versions, une fonctionnalité change vraiment la donne : Remote Control. Ton terminal devient un pont entre ta machine locale et le cloud.
Dans la vidéo, on passe tout en revue, avec une démo en direct depuis le téléphone. Ici, on fait le tri : ce qui change, et dans quelle version.

Jusqu'ici, tu avais deux mondes séparés : Claude Code dans ton terminal, avec accès à tes fichiers, et Claude dans le cloud, sans accès à ta machine. Remote Control relie les deux. Le cloud d'Anthropic peut piloter une session qui tourne dans ton environnement local.
Ce que ça ouvre, selon la vidéo :
- du développement hybride : tu démarres un travail en local et tu le suis ou le pilotes ailleurs ;
- des usages CI/CD, où une session locale sert de relais ;
- l'orchestration de plusieurs instances de Claude Code.
La démo de la vidéo se fait depuis le téléphone : on pilote une session qui tourne sur l'ordinateur, sans être devant.
Côté changelog, Remote Control a été ouvert à davantage d'utilisateurs avec la version 2.1.58 (25 février). La 2.1.53 a aussi corrigé un bug d'arrêt qui laissait parfois des sessions fantômes.
Le fast mode est arrivé pour Opus 4.6 dans la version 2.1.36 (7 février). Même modèle, même intelligence, mais une génération de texte nettement plus rapide.
Deux compléments depuis :
- en 2.1.41, un attribut de vitesse a été ajouté aux événements OpenTelemetry, pour savoir quand le fast mode a servi ;
- en 2.1.50 (20 février), Opus 4.6 en fast mode a obtenu la fenêtre complète de 1 million de tokens.
À utiliser quand tu attends activement le résultat. Pour une tâche longue que tu laisses tourner, la vitesse compte moins.
C'est la fonctionnalité la plus sous-estimée du lot. Un git worktree est une deuxième copie de travail de ton dépôt, sur une autre branche, dans un autre dossier. Claude peut y tout casser sans que ton code principal soit touché.
Les versions de février ont industrialisé ça :
- 2.1.49 (19 février) : le flag
--worktree (ou -w) démarre Claude directement dans un worktree isolé ;
- 2.1.49 : les sous-agents acceptent
isolation: "worktree" pour travailler dans un worktree temporaire ;
- 2.1.50 : les définitions d'agents peuvent déclarer cette isolation, et deux nouveaux hooks,
WorktreeCreate et WorktreeRemove, permettent d'automatiser la mise en place et le nettoyage ;
- 2.1.63 (28 février) : la configuration du projet et la mémoire automatique sont partagées entre les worktrees d'un même dépôt.
claude --worktree
Tu testes une idée risquée, un refactoring profond, une migration de dépendance : si ça ne marche pas, tu jettes le worktree.
Copier du code depuis un terminal, c'est souvent récupérer des bordures, des numéros de ligne ou des retours à la ligne cassés. La commande /copy règle ça.
Depuis la 2.1.59 (26 février), quand la réponse contient des blocs de code, /copy ouvre un sélecteur : tu choisis un bloc précis ou la réponse complète. En 2.1.63, une option « toujours copier la réponse complète » permet de sauter le sélecteur.
Les connecteurs MCP sont désormais disponibles sur la version web de Claude. Les serveurs MCP ne sont plus réservés au terminal : tu peux brancher tes outils sur Claude directement dans le navigateur.
Tu peux maintenant définir tes propres raccourcis, y compris des séquences de touches façon « leader key » de Vim : une touche d'amorce, puis une seconde qui déclenche l'action. La 2.1.47 a par exemple ajouté l'action chat:newline pour configurer la saisie multi-ligne, le raccourci Ctrl+F pour arrêter les agents en arrière-plan, que la 2.1.49 protège par une double pression de confirmation.
Plus rapides, mais utiles au quotidien :
- Lecture des PDF par pages (2.1.30, 3 février) : l'outil de lecture accepte un paramètre
pages, par exemple "1-5". Les gros PDF (plus de 10 pages) mentionnés avec @ sont désormais référencés au lieu d'être injectés en entier dans le contexte. La 2.1.31 a corrigé les erreurs « PDF trop gros » qui bloquaient une session et affiche les limites réelles (100 pages, 20 Mo).
/debug (2.1.30) : Claude t'aide à diagnostiquer la session en cours.
- Autocomplétion bash basée sur ton historique de commandes.
- Liaison automatique aux pull requests : les sessions sont rattachées aux PR correspondantes.
- Sonnet 4.6 (2.1.45, 17 février) : le nouveau modèle est pris en charge dans Claude Code, et la 2.1.49 lui ouvre 1 million de tokens de contexte sur l'offre Max.
claude agents (2.1.50) : une commande pour lister tous les agents configurés.
Avec plusieurs versions par semaine, le plus simple est d'en faire une routine :
- vérifie ta version avec
claude --version, et mets à jour régulièrement ;
- parcours le changelog officiel une fois par semaine : chaque entrée indique la version et la date ;
- teste les nouveautés dans un worktree plutôt que sur ta branche de travail ;
- et garde un œil sur la chaîne YouTube, où on fait régulièrement le tri.
Si tu ne dois garder que trois choses de ce mois de février :
- Remote Control, pour piloter une session locale depuis ailleurs.
- Le fast mode, pour les moments où tu attends devant ton écran.
- Les worktrees isolés, pour expérimenter sans jamais risquer ta branche principale.
Le reste améliore le confort. Ces trois-là changent ta façon de travailler.