Sur ce blog, on parle surtout de modèles, d'API et de lignes de commande. Mais l'IA ne vit pas que dans le terminal : elle arrive dans les objets du quotidien. Pour le voir de près, direction l'IFA de Berlin, souvent présenté comme l'équivalent européen du CES.
Selon la vidéo, le salon réunit plus de 1 900 marques dans 26 halls, avec tout ce qui arrivera chez nous en 2027, 2028 et 2029. Deux jours de visite, stand par stand, et un constat : cette année, l'IA est partout. Dans les robots, les aspirateurs, les voitures, et même les coques de téléphone.

Le salon commence par les robots, et il y en a pour tous les usages :
- le robot Jupiter ;
- un robot barman ;
- Duncan, un assistant IA pour les enfants ;
- des humanoïdes industriels.
Et en fin de salon, les robots de service ECHO.
Le plus marquant est sans doute CyberOne, l'humanoïde de Xiaomi, présenté comme déjà au travail en usine.
Pour ceux qui suivent l'actualité d'Anthropic, ça fait écho au Model Hardware Standard présenté fin août : une spécification pour que les agents d'IA pilotent des appareils physiques en sécurité. Les robots du salon montrent la face grand public de ce mouvement : l'IA qui ne se contente plus de répondre, mais qui agit dans le monde physique.
Le moment fort de la vidéo : le test de l'exosquelette NAVEE EXO S Pro, affiché à 1 099 €. Des jambes motorisées, testées sur le salon.
On est loin des exosquelettes industriels ou médicaux réservés aux professionnels : à ce prix, on entre dans le domaine de l'équipement grand public. Reste à voir à l'usage pour quels publics il fera vraiment la différence : randonnée, longues marches, ou aide à la mobilité au quotidien.
Le stand Xiaomi illustre à lui seul l'étendue de l'écosystème : la Vision Gran Turismo et ses 1 900 chevaux, les SU7 Max et Ultra, le Xiaomi 17 Pro et le 18 Fold, un téléphone pliable. Et au milieu, l'humanoïde CyberOne.
Le salon montre aussi un iPhone Ultra pliable déjà en main, et une coque XTREM avec un écran au dos.
C'est la partie qui intéressera le plus notre communauté. Plusieurs stands mettent en avant des machines pour faire tourner l'IA en local :
- l'Acer RTX Spark, annoncée à 1 pétaflop ;
- les workstations Ace Magic, pensées pour l'IA locale.
Pourquoi ça compte ? Faire tourner des modèles en local, c'est garder ses données chez soi, travailler hors connexion, et ne pas dépendre d'un fournisseur pour certaines tâches. Les modèles ouverts, dont on parlait fin juillet à propos de la position d'Anthropic, trouvent là leur terrain naturel. Pour la plupart des développeurs, l'avenir sera sans doute hybride : des modèles de pointe dans le cloud pour les tâches les plus exigeantes, et des modèles locaux pour le reste.
Le deuxième jour est consacré au computing et au gaming, avec Acer et Predator :
- la Predator DualPlay Mini, une console qui se transforme en PC ;
- le Predator Atlas, un écran 3D sans lunettes ;
- l'Acer Swift Blade 14, un portable de 799 grammes.
Ailleurs sur le salon, côté stockage, le Lexar Muse est présenté comme le SSD le plus fin du monde. Et quelques accessoires au passage : claviers et souris Lofree, accessoires Apple d'aulumu, chargeurs UGREEN.
Dernier arrêt : Dreame, qui présente 100 produits dans 16 catégories. Parmi eux :
- le Cyber X, un aspirateur qui monte les escaliers ;
- le Cyber10 Ultra, équipé d'un bras ;
- le Leaptic Cube, la première caméra d'action de la marque.
L'aspirateur qui monte les escaliers résume bien la tendance : des objets qui gagnent en autonomie et en capacité d'agir dans des environnements non structurés, là où les robots d'hier butaient.
Face à cette vague de produits, quelques questions de bon sens valent pour tous ces objets, qu'il s'agisse d'un robot, d'un aspirateur ou d'un assistant pour enfants :
- où sont traitées les données : sur l'appareil ou dans le cloud ? Un robot avec caméra et micro dans ta maison mérite qu'on se pose la question ;
- combien de temps il sera mis à jour : un objet connecté sans mises à jour de sécurité devient vite un risque ;
- ce qui marche sans connexion : si le service en ligne ferme, que reste-t-il ?
- pour les enfants, quelles protections et quel contrôle parental ;
- la réparabilité et la disponibilité des pièces.
Ce ne sont pas des questions propres à l'IA, mais elles deviennent plus importantes à mesure que les objets deviennent autonomes.
Au-delà de la vitrine, trois tendances ressortent :
- l'IA devient physique : robots, exosquelettes, appareils ménagers autonomes ;
- l'IA devient locale : des machines grand public capables de faire tourner des modèles sans le cloud ;
- l'IA devient invisible : intégrée partout, jusqu'aux accessoires, au point qu'on ne la remarque plus.
Pour nous, développeurs, c'est un rappel que les compétences qu'on construit avec des agents comme Claude Code (orchestrer, vérifier, cadrer ce qu'un agent peut faire) vont s'appliquer bien au-delà du code.
- IFA 2026 à Berlin : plus de 1 900 marques, 26 halls, deux jours de visite.
- Robots partout, dont CyberOne de Xiaomi, déjà en usine.
- Exosquelette NAVEE EXO S Pro testé, à 1 099 €.
- IA locale : Acer RTX Spark et workstations Ace Magic.
- Dreame : l'aspirateur qui monte les escaliers.